Dans les jardins potagers d'Europe, le cerfeuil commun accompagne depuis l'Antiquité la table et l'armoire à remèdes des anciens. Fine herbe au parfum délicat rappelant l'anis, elle fut longtemps considérée comme une plante "dépurative" du printemps, propre à accompagner le renouveau des beaux jours. Les herboristes d'autrefois la recommandaient volontiers en cure légère, à la sortie de l'hiver.
Le cerfeuil frais était traditionnellement consommé en fin de repas ou en infusion légère pour favoriser une digestion confortable et apaiser les ballonnements.
Consommé frais et cru en salade ou en soupe, le cerfeuil accompagnait les cures dépuratives de printemps, aux côtés d'autres jeunes pousses potagères.
En usage externe, une décoction de cerfeuil en compresse était employée traditionnellement pour apaiser de petites irritations cutanées superficielles.
Le cerfeuil était parfois intégré aux tisanes dites 'drainantes' du printemps, réputées favoriser l'élimination naturelle de l'organisme.
Ne pas confondre le cerfeuil commun avec des ombellifères toxiques (petite ciguë, ciguë vireuse, œnanthe safranée) qui lui ressemblent fortement : une cueillette sauvage sans certitude d'identification est fortement déconseillée. Privilégier le cerfeuil cultivé en jardin ou acheté en herboristerie/épicerie, dont l'identité botanique est garantie. Comme pour toute plante de la famille des Apiacées, demander l'avis d'un professionnel de santé en cas de grossesse, d'allaitement ou de traitement médicamenteux en cours. Un usage alimentaire modéré, en aromate, est sans risque particulier pour la plupart des adultes en bonne santé.
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