Le cerisier sauvage, ou "wild cherry" des forêts d'Amérique du Nord, occupait une place de choix dans les pharmacopées des peuples amérindiens, qui utilisaient son écorce en décoction pour apaiser la toux et les affections respiratoires. Les colons européens adoptèrent rapidement cet usage, si bien que l'écorce de Prunus serotina devint un ingrédient classique des sirops pectoraux du XIXe siècle. Le fruit lui-même, charnu et légèrement amer à l'état sauvage, fut aussi transformé en confitures et vins domestiques, tandis que les graines demeuraient réservées à des usages très marginaux et prudents.
L'écorce de cerisier sauvage était traditionnellement employée en décoction ou en sirop pour calmer les toux irritatives, usage largement attesté dans la pharmacopée nord-américaine du XIXe siècle.
L'écorce séchée était parfois utilisée comme amer digestif dilué, censé stimuler légèrement l'appétit après une période de convalescence.
Dans certaines traditions populaires nord-américaines, de très faibles préparations à base de fruits mûrs étaient consommées comme fortifiant général, sans lien avec un usage amaigrissant démontré.
Des décoctions diluées d'écorce ont pu être employées en lavage sur des irritations cutanées légères, selon des usages populaires locaux peu documentés.
Les graines, l'écorce et les feuilles de Prunus serotina contiennent des glycosides cyanogènes pouvant libérer du cyanure ; toute préparation à base de graines ou de noyaux est fortement déconseillée en dehors d'un encadrement professionnel. Déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez le jeune enfant, en raison du risque toxique. Ne jamais consommer les graines crues, écrasées ou en grande quantité ; seule la chair du fruit mûr, débarrassée du noyau, est traditionnellement consommée. Demander l'avis d'un professionnel de santé avant tout usage interne, notamment en cas de traitement médicamenteux en cours.
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PFAF, PubMed, Wikipedia