Originaire des versants andins, le quinquina fut révélé aux Européens par les peuples des hauts plateaux péruviens et boliviens, qui utilisaient déjà son écorce amère bien avant l'arrivée des colons. Dès le XVIIe siècle, cette écorce devint l'un des remèdes les plus recherchés du Vieux Continent, au point d'être surnommée « poudre des Jésuites ». Son nom même, dit-on, honorerait la comtesse de Chinchón, guérie par ses soins.
L'écorce de quinquina fut historiquement employée en Amérique du Sud puis en Europe pour combattre les fièvres intermittentes, notamment celles attribuées au paludisme.
En raison de sa forte amertume, l'écorce entrait dans la composition de préparations apéritives et digestives destinées à stimuler l'appétit.
Les tradipraticiens andins et les herboristes européens du XIXe siècle attribuaient à l'écorce des vertus toniques et reconstituantes, notamment en période de convalescence.
Certaines traditions populaires mentionnent l'usage du quinquina pour soulager les crampes musculaires, usage aujourd'hui encadré du fait de la quinine qu'il contient.
Plante riche en alcaloïdes actifs (dont la quinine) : ne jamais s'auto-administrer une préparation à base de quinquina sans avis d'un professionnel de santé. Contre-indiquée pendant la grossesse et l'allaitement, ainsi que chez les jeunes enfants. Interactions possibles avec de nombreux médicaments (anticoagulants, traitements cardiaques) : demander l'avis d'un médecin ou pharmacien avant tout usage. Un surdosage peut provoquer des troubles graves (cinchonisme : bourdonnements d'oreilles, troubles visuels, troubles du rythme cardiaque).
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