L'épazote, herbe aromatique aux notes camphrées et résineuses, accompagne depuis des siècles les cuisines et les remèdes populaires du Mexique et d'Amérique centrale. Les guérisseurs traditionnels nahuas l'employaient tant pour parfumer les plats de légumineuses que pour ses vertus attribuées sur les troubles digestifs et parasitaires. Son nom même, dérivé du nahuatl, témoigne de cette place ancienne dans la pharmacopée populaire mésoaméricaine.
Les feuilles étaient traditionnellement infusées en petite quantité pour accompagner la digestion des plats lourds, notamment les préparations à base de haricots secs, réputées difficiles à digérer.
L'épazote figure parmi les plantes historiquement employées en Amérique centrale contre les vers intestinaux, en raison de sa richesse en ascaridole, composé aromatique puissant.
Utilisée fraîche ou séchée pour parfumer les haricots noirs, les tamales ou certaines soupes, elle est aussi considérée traditionnellement comme facilitant la tolérance de ces plats riches en fibres.
Dans certaines traditions populaires, une infusion légère de feuilles était utilisée en cas d'encombrement respiratoire léger, bien que cet usage soit moins documenté que les précédents.
La plante contient de l'ascaridole, composé pouvant s'avérer toxique à dose élevée pour le foie, les reins et le système nerveux : l'usage interne prolongé ou concentré est à proscrire sans avis d'un professionnel. Fortement déconseillée pendant la grossesse et l'allaitement en raison de son usage traditionnel comme abortif et de sa toxicité potentielle. Contre-indiquée chez les jeunes enfants. Ne jamais utiliser l'huile essentielle d'épazote pure par voie interne ; elle est considérée comme dangereuse même à faible dose.
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PFAF, Wikipedia