Petite herbe modeste des jardins et des chemins, le Galinsoga (Galinsoga parviflora) fut longtemps considéré comme une simple « mauvaise herbe » avant que l'on ne redécouvre sa place dans les cuisines et pharmacopées populaires de diverses régions d'Afrique et d'Amérique du Sud, d'où il est originaire avant de se répandre largement. Discret et abondant, il accompagna les peuples comme un allié silencieux, aussi bien nourricier que soignant.
La plante fraîche, écrasée en cataplasme, était traditionnellement appliquée sur les coupures, égratignures et petites blessures pour favoriser la cicatrisation.
Consommé comme légume vert cuit dans plusieurs traditions culinaires africaines et andines, le Galinsoga était aussi apprécié pour ses vertus toniques générales, un peu à la manière des épinards sauvages.
Le jus frais de la plante ou un cataplasme des feuilles était parfois utilisé pour calmer les irritations cutanées et les inflammations bénignes.
Dans certaines régions, une infusion des parties aériennes était bue traditionnellement pour accompagner les états fébriles et les douleurs diffuses.
Usage traditionnel peu documenté scientifiquement : privilégier la prudence et un usage modéré. Éviter la cueillette en bord de route ou en zones traitées, la plante pouvant absorber les polluants du sol. Demander l'avis d'un professionnel de santé avant tout usage thérapeutique, en particulier pour les femmes enceintes ou allaitantes et les jeunes enfants. Bien identifier la plante avant récolte, afin d'éviter toute confusion avec d'autres espèces de la même famille.
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