Grande figure des jardins de simples depuis l'Antiquité, l'Aunée doit son nom d'espèce, helenium, à Hélène de Troie, qui l'aurait tenue à la main en fuyant sa patrie. En Europe, on l'a longtemps appelée "Œil de cheval" ou "Herbe aux vétérinaires", tant elle servait autrefois à soigner le bétail comme les hommes, notamment pour les affections de la poitrine.
La racine d'Aunée était traditionnellement employée en Europe pour accompagner les toux tenaces et les bronches encombrées, réputée favoriser l'expectoration.
Son amertume marquée lui a valu une place parmi les plantes utilisées pour stimuler l'appétit et soutenir une digestion paresseuse.
Dans les campagnes européennes, la racine servait couramment à soigner chevaux et bœufs souffrant de toux ou de troubles digestifs, d'où certains de ses noms populaires.
Sous forme de décoction ou de compresse, la racine a parfois été utilisée en usage externe traditionnel sur la peau irritée.
Déconseillée chez la femme enceinte ou allaitante, faute de données suffisantes sur son innocuité. À éviter chez les personnes allergiques aux plantes de la famille des Astéracées (marguerite, arnica, camomille...). Un usage prolongé ou à dose élevée n'est pas recommandé sans avis d'un professionnel de santé, la plante étant riche en composés actifs (lactones sesquiterpéniques). Demander conseil à un herboriste ou un médecin avant toute utilisation prolongée, notamment en cas de traitement en cours.
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