Dans les haies et sous-bois d'Europe, le houx (Ilex aquifolium) a longtemps occupé une place à part, entre symbole des solstices d'hiver et remède discret des campagnes. Ses feuilles coriaces et ses fruits rouge vif, bien connus des décorations de Noël, ont pourtant une histoire plus ancienne dans les cahiers d'herboristes, où l'arbre était surtout regardé avec une prudence particulière en raison de la toxicité de ses baies.
Les feuilles de houx étaient traditionnellement infusées dans certaines régions d'Europe pour accompagner les épisodes fébriles et les douleurs rhumatismales, à la manière d'autres plantes amères de la pharmacopée populaire.
Comme nombre de plantes à écorce ou feuilles amères, le houx a parfois été employé en petites quantités pour stimuler l'appétit et soutenir la digestion, dans une logique de tonique amer traditionnel.
Dans les campagnes, les feuilles de houx broyées ou hachées ont pu servir de fourrage d'appoint pour le bétail en hiver, et certains usages populaires leur attribuaient des vertus toniques pour les animaux affaiblis.
Bien plus qu'un simple remède, le houx était planté près des habitations et utilisé en décoration au solstice d'hiver, porteur d'une symbolique de protection contre le mauvais sort, transmise depuis l'Antiquité et le monde celtique.
Les baies (fruits) du houx sont toxiques et ne doivent en aucun cas être consommées, en particulier par les enfants, chez qui même quelques fruits peuvent provoquer des troubles digestifs sévères. L'usage interne des feuilles doit rester exceptionnel et encadré par un professionnel de santé ou un herboriste qualifié, en raison du manque de documentation fiable sur les doses sûres. À proscrire chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez les personnes sous traitement médicamenteux, faute de données suffisantes sur les interactions. En cas d'ingestion accidentelle de baies, contacter immédiatement un centre antipoison ou un médecin.
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PFAF, Wikipedia