Arbre majestueux des forêts humides de Nouvelle-Zélande, le kohekohe (Dysoxylum spectabile) porte ses fleurs directement sur le tronc, particularité qui frappait déjà les premiers observateurs européens. Les Māori en connaissaient l'écorce et les feuilles amères, employées de longue date au sein de la pharmacopée traditionnelle (rongoā) pour leurs vertus toniques et purifiantes.
L'écorce, réputée pour son intense amertume, était traditionnellement infusée ou mâchée pour stimuler la digestion et apaiser les maux de ventre.
Une décoction d'écorce ou de feuilles était utilisée en usage traditionnel māori pour accompagner le corps lors des fièvres et refroidissements.
Des préparations à base de feuilles ou d'écorce servaient en lavages traditionnels pour nettoyer la peau et apaiser certaines irritations.
Le kohekohe figurait parmi les plantes amères prises en petite quantité comme fortifiant général, notamment en période de convalescence.
Plante à l'amertume marquée dont la composition chimique reste peu étudiée scientifiquement : la prudence est de mise quant aux quantités consommées. Usage interne déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, faute de données fiables sur son innocuité. Ne pas utiliser chez l'enfant sans avis d'un professionnel de santé qualifié. Consulter un herboriste ou un praticien rongoā expérimenté avant toute utilisation interne prolongée.
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