Rampante et discrète, la lysimaque nummulaire tapisse depuis longtemps les lisières humides et les bords de fossés d'Europe, où on la reconnaît à ses petites feuilles rondes évoquant des pièces de monnaie — d'où son nom populaire d'« herbe aux écus ». Les anciens herboristes de campagne la cueillaient volontiers pour ses usages doux, notamment liés aux voies respiratoires et à la peau.
La plante entière était traditionnellement infusée pour accompagner les petits désagréments de la gorge et des voies respiratoires, notamment en cas de toux persistante.
En usage externe, la lysimaque nummulaire était appliquée en cataplasme ou en compresse sur les plaies superficielles et les irritations, dans la tradition des plantes dites 'vulnéraires'.
Certains cahiers d'herboristes anciens mentionnent son emploi occasionnel pour apaiser de légers désordres digestifs, bien que cet usage soit moins répandu que les précédents.
L'infusion refroidie servait parfois en gargarisme traditionnel pour soulager les irritations légères de la bouche et de la gorge.
Réservée à un usage traditionnel occasionnel ; éviter une consommation prolongée sans avis d'un professionnel de santé. Par prudence, l'usage interne est déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante et chez le jeune enfant, faute de données suffisantes. En cas de toux persistante, de fièvre ou de plaie qui s'infecte, consulter un médecin plutôt que de se reposer uniquement sur la plante. Effectuer un test cutané préalable en cas d'application externe, la sensibilité de la peau pouvant varier d'une personne à l'autre.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
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