Sur les landes rocailleuses et les sous-bois clairs de l'Amérique du Nord, la myrtille sauvage se cueillait depuis des générations par les peuples autochtones, qui l'appréciaient autant comme aliment que comme remède du quotidien. Petite baie bleu-nuit gorgée de soleil d'été, elle occupait une place discrète mais constante dans les cahiers des anciens herboristes du Nouveau Monde.
Les baies séchées et les feuilles étaient traditionnellement infusées pour accompagner les désagréments digestifs légers et les épisodes de transit perturbé.
La myrtille sauvage est associée depuis longtemps, notamment dans les traditions populaires nord-américaines et européennes, au bien-être de la vue après un usage prolongé des yeux.
Les baies et les feuilles étaient utilisées en tisane pour accompagner la sensation de jambes lourdes et soutenir une bonne circulation.
En compresse ou en usage externe, la décoction de feuilles servait traditionnellement à apaiser les peaux irritées ou les petites blessures superficielles.
Les feuilles, plus riches en tanins et composés actifs que les baies, ne doivent pas être consommées de façon prolongée sans avis d'un professionnel de santé. Un usage régulier et prolongé des feuilles est à éviter chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez le jeune enfant, sans avis médical préalable. En cas de traitement pour le diabète ou de prise de médicaments anticoagulants, demander conseil à un professionnel avant tout usage régulier des feuilles. Les baies fraîches ou séchées, consommées comme aliment courant, ne présentent pas de risque particulier chez l'adulte en bonne santé.
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