Dans les jardins et les friches d'Europe, l'ortie fut longtemps traitée avec un respect mêlé de crainte, car sa piqûre n'est que le premier visage d'une plante aux vertus anciennes. Les herboristes de nos campagnes la récoltaient dès le printemps, la considérant comme l'une des plus fidèles alliées du corps fatigué. On la retrouve dans les cahiers de simples depuis le Moyen Âge, tant en cuisine qu'en remède de tous les jours.
La feuille d'ortie était traditionnellement consommée en cure de printemps pour soutenir l'organisme après l'hiver, réputée redonner vigueur et tonus.
L'infusion de feuilles était utilisée de longue date comme boisson favorisant l'élimination urinaire, dans une logique de drainage de l'organisme.
En Europe, la feuille était employée en cure ou en application locale (flagellation urticante) pour accompagner les gênes articulaires et rhumatismales, une pratique ancienne appelée urtication.
La décoction de feuilles servait en rinçage capillaire, traditionnellement réputée pour fortifier le cheveu et assainir le cuir chevelu.
Porter des gants lors de la récolte des feuilles fraîches, dont le contact provoque une urtication (démangeaisons, rougeurs). Demander l'avis d'un professionnel de santé en cas de traitement diurétique, anticoagulant ou hypotenseur en cours, du fait d'interactions possibles. Éviter l'usage prolongé ou à dose élevée chez la femme enceinte ou allaitante, par précaution, en l'absence de données suffisantes. Cesser la cure en cas de gêne digestive ou de réaction cutanée inhabituelle.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
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