Le pastel des teinturiers accompagna les campagnes européennes durant des siècles, cultivé pour la couleur bleue précieuse tirée de ses feuilles, notamment dans le pays de Cocagne toulousain. Avant l'arrivée de l'indigo tropical, il fut la principale source de bleu textile en Europe. Les anciens lui attribuaient aussi, plus discrètement, quelques usages sur la peau et les fièvres.
Les feuilles broyées ou en cataplasme étaient traditionnellement posées sur les inflammations cutanées et certaines plaies pour apaiser la peau, selon les usages populaires anciens.
L'usage le plus ancien et le mieux documenté du pastel reste tinctorial : les feuilles fermentées produisaient le pigment bleu utilisé pour teindre laine et tissus depuis l'Antiquité.
Dans certaines pharmacopées populaires européennes, une préparation à base de racine ou de feuille était utilisée pour accompagner les états fébriles, un usage aujourd'hui peu documenté scientifiquement.
Le pastel figurait parfois parmi les plantes dites « dépuratives » du printemps, consommées en petite quantité pour accompagner les cures traditionnelles de saison.
Plante peu documentée en usage interne moderne : mieux vaut réserver son emploi aux applications externes traditionnelles et consulter un professionnel de santé avant toute utilisation. Déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, faute de données de sécurité suffisantes. Ne pas utiliser chez l'enfant sans avis d'un professionnel qualifié. Certaines espèces du genre Isatis contiennent des composés pouvant interagir avec des traitements en cours ; demander conseil en cas de traitement médicamenteux.
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