Venu des forêts humides de la côte de Malabar, le poivre noir fut longtemps appelé "l'or noir" des routes marchandes, tant il valut de fortunes et de convoitises. Bien avant de parfumer nos tables, ses baies séchées étaient tenues en Asie pour un remède de la digestion et de la vitalité, transporté par les caravanes puis par les navires jusqu'aux apothicaires d'Occident.
En Asie, le poivre noir était traditionnellement mâché ou infusé après les repas pour stimuler l'appétit et faciliter une digestion jugée paresseuse.
Mêlé au miel ou à d'autres épices chaudes, il entrait dans des préparations traditionnelles destinées à dégager la gorge et à réchauffer en cas de temps froid et humide.
Considéré comme une épice de nature chaude dans les médecines traditionnelles asiatiques, il était utilisé pour redonner de l'entrain et favoriser une sensation de chaleur interne.
Réduit en poudre et mélangé à d'autres substances, le poivre entrait parfois dans des cataplasmes destinés à échauffer localement une zone du corps.
À forte dose, le poivre noir peut irriter les muqueuses digestives ; il est déconseillé en cas d'ulcère ou de reflux marqué. L'usage en cataplasme ou application cutanée doit rester bref et ponctuel, car il peut provoquer une sensation de brûlure ou une irritation locale. Les préparations concentrées (teinture, extrait) sont à éviter chez la femme enceinte ou allaitante sans avis d'un professionnel de santé. En cas de traitement médicamenteux en cours, demander conseil, le poivre pouvant influencer l'absorption de certaines substances.
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