Originaire des forêts andines, le quinquina doit sa renommée à son écorce amère, découverte et utilisée par les peuples des Andes bien avant que les explorateurs espagnols n'en rapportent l'usage en Europe au XVIIe siècle. Longtemps considérée comme un remède précieux contre les fièvres, elle a marqué durablement l'histoire de la pharmacopée occidentale et donné naissance à la quinine.
L'écorce de quinquina fut historiquement employée par les peuples andins puis par les Européens pour combattre les fièvres intermittentes, notamment celles associées au paludisme, avant l'isolement de la quinine.
En raison de son amertume marquée, l'écorce était traditionnellement utilisée en petites quantités pour stimuler l'appétit et soutenir la digestion.
Le quinquina figurait autrefois parmi les toniques amers réputés pour redonner des forces après une maladie ou un affaiblissement général.
Certaines traditions populaires ont associé l'écorce de quinquina à un usage contre les crampes nocturnes, en lien avec ses composés amers et alcaloïdes.
Plante riche en alcaloïdes (dont la quinine) pouvant présenter une toxicité à dose élevée : ne jamais dépasser les doses traditionnelles sans avis d'un professionnel. Contre-indiquée en cas de grossesse, d'allaitement, ainsi que chez les enfants. Interactions possibles avec de nombreux médicaments, notamment ceux affectant le rythme cardiaque ou la coagulation : demander l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien avant tout usage. Un usage prolongé ou mal dosé peut entraîner des troubles auditifs, visuels ou digestifs (syndrome dit du cinchonisme).
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