Venu des versants andins, le quinquina rouge doit sa renommée à son écorce amère, autrefois plus précieuse que l'or dans les officines d'Europe. Les herboristes d'antan la surnommaient "poudre des Jésuites", tant elle traversa les océans pour soulager les fièvres des voyageurs. Son goût âpre, longtemps redouté, est resté associé dans la mémoire populaire à la vigueur retrouvée.
L'écorce amère était traditionnellement employée en apéritif pour ouvrir l'appétit et favoriser les sécrétions digestives, selon les usages populaires andins puis européens.
Historiquement réputé fébrifuge, le quinquina rouge accompagnait les convalescents affaiblis par des fièvres, avant l'isolement de ses alcaloïdes par la médecine moderne.
Les préparations à base d'écorce étaient considérées comme toniques et reconstituantes, utilisées ponctuellement pour soutenir l'organisme fatigué.
Dans certaines traditions herboristes, le quinquina était associé au confort des jambes lourdes et à la tonicité veineuse.
Ne pas utiliser sans avis d'un professionnel de santé : la racine contient des alcaloïdes puissants (dont la quinine) à la marge thérapeutique étroite. Contre-indiqué chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez l'enfant. Risque d'interactions avec de nombreux médicaments (anticoagulants, traitements cardiaques, digoxine notamment). Un usage prolongé ou à dose excessive peut provoquer des troubles auditifs, visuels ou cardiaques (cinchonisme).
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PFAF, Wikipedia