Dans les haies et les jardins d'Europe, le sureau noir a longtemps été appelé "pharmacie du pauvre" par les anciens herboristes. Ses ombelles de fleurs blanches au printemps et ses grappes de baies sombres à l'automne rythmaient les cueillettes familiales depuis des générations. On lui prêtait des vertus si nombreuses qu'on disait autrefois qu'il fallait se découvrir devant lui, comme devant un ancien.
La fleur de sureau était traditionnellement infusée chaude en hiver, pour accompagner les épisodes de refroidissement et favoriser une légère transpiration réconfortante.
Prise chaude avant le coucher, la tisane de fleurs de sureau était réputée détendre et favoriser un sommeil paisible dans la tradition populaire européenne.
Le sirop de baies cuites de sureau était préparé chaque automne dans les campagnes pour accompagner les mois froids, transmis de génération en génération comme un remède de saison.
L'eau distillée de fleurs de sureau servait traditionnellement à rafraîchir et adoucir la peau du visage, notamment en usage cosmétique ancien.
Les baies crues, les graines, l'écorce, les feuilles et les racines contiennent des composés potentiellement toxiques : seules les fleurs séchées et les baies mûres bien cuites sont traditionnellement consommées. La cuisson complète des baies est indispensable avant toute consommation ; les baies vertes ou non cuites peuvent provoquer nausées et troubles digestifs. Déconseillé sans avis médical chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez le jeune enfant. Demander l'avis d'un professionnel de santé en cas de traitement en cours, notamment diurétique ou immunomodulateur, en raison d'interactions possibles.
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